Les
80 000 actions à 369 dirhams l’unité mises sur le marché par
Dari Couspate dans le cadre de son augmentation de capital ont
été sursouscrites plus de 12 fois. En plus des institutionnels,
entre 1 200 et 1 300 petits porteurs ont manifesté leur intérêt
pour cette opération.
La société de bourse Finergy a réussi doublement son coup:
introduire en bourse une PME à fort potentiel de croissance et
faire de cette introduction un succès patent. En effet, Dari
Couspate, bien qu’étant un des leaders de son secteur d’activité
–fabrication du couscous et des pâtes- n’était pas du moins
connu au niveau du marché et particulièrement au niveau des
institutionnels de la place. Désormais, c’est chose faite. Le
Couspate est désormais dans les portefeuilles au même titre que
le couscous dans les mœurs marocaines. En tout l’introduction en
bourse a été un plébiscite. Les 80 000 actions nouvelles émises
dans le cadre de cette augmentation de capital au prix unitaire
de 369 dirhams ont été sursouscrites plus de 12 fois. Mieux,
selon les analystes de Finergy, ne saurait été le nettoyage
profond des fichiers des souscripteurs, la sursouscription
pourrait dépasser les 30 fois. Presque tous les institutionnels
de la place ont suivi l’opération. Mieux, entre 1 200 et 1 300
petits porteurs se sont portés acquéreurs des titres Dari
Couspate. C’est dire qu’il y a eu engouement pour ce titre et ce
d’autant que la campagne de communication de cette introduction
en bourse a été l’une des plus courtes et la moins visible
comparativement aux introductions en bourse des structures de
tailles globalement identiques. En plus, le réseau de placement
était réduit à Finergy et Safabourse. Certains justifieront ce
succès par la taille réduite de l’opération, à peine 30 MDH.
Cela n’explique pas tout. Les qualités intrinsèques de Dari
Couspate et ses perspectives de croissance ont également séduit
les investisseurs. En plus des parts de marché respectifs de 14
% en couscous industriel et 11,2 % en pâtes alimentaires, Dari
Couspate est de loin le premier exportateur de son secteur avec
une part de marché à l’export de 87,6 % en 2004. Ce succès
repose sur la notoriété de la marque Dari, la qualité du produit
qui répond aux normes sanitaires et de qualité et de la maîtrise
des circuits de distribution. L’autre explication est à
rechercher dans l’utilisation des capitaux levés au niveau du
marché. Dari Couspate augmente son capital afin d’accélérer sa
croissance en investissant sur une deuxième unité de production
afin d’accroître ses capacités de production actuellement
presque saturées. Cet investissement nécessitera 37 MDH sur la
période 2005-2007. Les ratios de valorisation de dari Couspate
ont également joué en faveur de la société qui affiche un P/E
2005E de 8,4 contre 14,2 pour le secteur agroalimentaire, soit
une décote de 41%. Tous ces ingrédients auxquels il faut ajouter
le rôle des conseillers ont permis le succès de cette
introduction en bourse qui augure déjà de bonnes perspectives
pour le compartiment réservés aux valeurs de croissance.
Le partenariat qui lie Finergy au numéro un européen en matière
d’introduction en Bourse, Europe Finance et Industrie (EFI), que
dirige M. Louis Thannberger, et qui compte plus de 300
introduction en Bourse en France, et dont l’objectif affiché est
de "mettre en valeur les plus petites et moyennes entreprises
marocaines à fort potentiel de croissance en Bourse" a commencé
à produire ses effets. Avec comme credo, "la Bourse n’est pas
une solution parmi d’autres, elle est la seule", comme l’aime le
répéter à l’envi M.Thannberger, le tandem Finergy-EFI compte
promet d’autres belles surprises.
Moussa Diop
Dari couspate, une unité automatisée
Pour
entrer à l’intérieur de l’unité de Dari Couspate, située dans la
zone industrielle de Salé, il faut montrer patte blanche. Blouse
et calotte sont obligatoire pour tout le monde à l’intérieur de
l’enceinte. On ne badine pas avec la qualité des produits et
donc de la santé des consommateurs. On se le rend compte
d’ailleurs très rapidement lors des explications fournis par le
management durant les différentes étapes du cycle de production
du couscous et des pâtes. Pour le couscous, la semoule de blé
dur ou d’orge qui sert à la fabrication des deux catégories de
couscous, passe d’abord par un tamis qui retient d’éventuel
corps étrangers. Et ce n’est pas fini, un aimant, placé sous le
tamis permet de retenir tout corps ferreux étranger et éviter
ainsi toute contamination du produit, explique notre guide. La
semoule est par la suite aspirée à l’aide de pompe dans des
silos pour connaître ses premières transformations. Le produit
humide obtenu est par la suite injecté dans un autre circuit où
il subira d’autres transformations et asséché par la suite pour
donner en fin de parcours du couscous selon le volume souhaité.
Tout au long de la chaîne de fabrication, des contrôles continus
sont réalisés au niveau de la salle de contrôle de qualité. Le
volume des graines, l’augmentation du volume du couscous lors de
la cuisson, l’humidité et une multitude de contrôles sont
réalisées par les responsables de la qualité plusieurs fois par
jour. Des fiches de suivie des différents contrôles sont
établies à la suite de chaque opération. Une fois que tout est
dans l’ordre, le produit passe au conditionnement. L’entreprise
commercialise ses produits sous différents conditionnements (de
500 g à 25 Kgs). Le conditionnement des sachets de 500 g de
couscous et de pâte est entièrement automatisé. Outre la date de
fabrication et de préemption du produit, le numéro du lot et la
date de fabrication (jour et heure) sont mentionnés sur
l’emballage. Ainsi, la traçabilité du produit, une des exigences
des marchés développés, est assurée. Le procédé de fabrication
des pâtes suit un cheminement presque identique que celui du
couscous. Notons que le processus de fabrication est entièrement
automatisé. Tout le processus est piloté à partir d’une salle
informatisée ou les différents réglages (température, humidité,
etc.) sont effectués.
MD