3e Assises de la PME-PMI : Prix
d'excellence pour DARI
Seule
PMI à s’introduire en Bourse, Dari Couspate a remporté le
prix d’excellence lors des IIIe Assises de la PME-PMI. P-dg
de cette entreprise, Mohamed Khalil explique le secret de
cette réussite.
Quel effet
cela fait-il à un Président-directeur-général de voir son
entreprise remporter le premier prix lors des 3e Assises de
la PME-PMI.
Mohamed Khalil : Le personnel, les cadres et la direction de
Dari Couspate ont été honorés de ce premier prix obtenu
lors des Assises de la PME. C’est la consécration d’un
travail, d’un effort en matière d’éthique et de bonne
gouvernance. C’est un effort réalisé par toute une équipe,
la direction et l’ensemble du personnel. Nous suivons cette
culture de transparence depuis le démarrage de nos
activités. Cette distinction nous positionne en tant
qu’entreprise citoyenne.
Comment une entreprise d’obédience familiale
arrive-t-elle à asseoir sa marque de fabrique dans la bonne
gouvernance ?
C’est vrai. Dari Couspate est une entreprise d’abord
familiale. Il s’agit d’une entreprise construite avec
l’esprit familial. Mais dès le départ, nous avons opté pour
une gestion moderne. Tout en étant une société familiale, le
travail se fait dans la rigueur et la transparence.
La preuve, nous sommes dès le début une société anonyme.
Avec notre introduction en Bourse, la structure va encore se
développer, aller vers de nouveaux projets, de nouveaux
marchés. D’où la nécessité de nous renforcer. D’ailleurs
nous avons entrepris un programme de recrutement de cadres
pour suivre les nouvelles dimensions de l’entreprise.
Qu’est-ce qui a motivé une PME comme la vôtre à
s’introduire en Bourse ?
Il y a eu une préparation particulière pour cette opération.
Mais nos règles de gestion rigoureuse et de transparence
rendaient la tâche plus facile. Nous avons toujours été
transparents. Nos bilans de fin d’année ont toujours été
envoyés à nos partenaires institutionnels. Sur le plan
économique, nous avons connu un développement fulgurant
avec une croissance à deux chiffres sur les deux dernières
années. Compte tenu de nos engagements et du fait que la
situation économique de l’entreprise était excellente, nous
avons opté pour l’Introduction en Bourse, qui nous
paraissait plus judicieuse que l’association avec des fonds
de capital-risque.
Qu’est-ce qui a motivé finalement cette introduction ?
Nous allons passer à une autre dimension. L’introduction
réussie en Bourse nous ouvre d’autres opportunités, en nous
donnant les moyens d’exploiter notre expérience et notre
savoir-faire. Beaucoup de projets sont en étude.
La marque Dari est aujourd’hui bien implantée à
l’international, en France notamment. Nous continuerons à
renforcer notre présence sur les différents marchés où nous
sommes présents.
Sur le marché intérieur, votre activité fait pourtant
face à certaines contraintes, notamment avec les produits
importés de certains pays arabes ?
C’est vrai, les importations provenant particulièrement des
Emirats Arabes Unis posent problème. Ces produits
bénéficient d’accords préférentiels particuliers et entrent
au Maroc librement. De l’autre côté, nous, en tant que
fabricants, devons payer les droits de douane sur nos
matières premières importées. C’est une disposition
handicapante pour le secteur. Mais nous sommes pour
l’ouverture, pour les accords de libre-échange signés avec
les pays arabes, avec l’Europe, les USA. Le fait que nos
produits soient bien implantés à l’étranger montre que le
savoir-faire marocain n’a rien à craindre de l’ouverture.
Source : Adam Wade | Aujourd'hui le Maroc
Edition du 14.11.05
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